De sardines et d’eau fraîche 2


            Alors que Lisa et moi arpentions la Matukituki Valley, nous sommes tombées nez à nez avec quatre hommes. Chacun arborait une barbe, un sac plus jaune que jaune et un sourire franc. Après un brin de causette dans notre langue natale, ils nous invitèrent dans leur ‘camp de base’ pour le dîner. Le soir même nous y étions et rencontrions les quatre autres lurons. Tout était là, de la bonne humeur générale aux mojitos, en passant par les pommes de terre fondantes et le chapiteau -oui, le chapiteau!- dressé pour s’abriter du vent. Nous nous sommes séparés au terme d’une belle soirée et c’est seulement une semaine plus tard que je les ai rejoints pour de vrai, dans leur quotidien au bon goût de nature et d’aventure.

             Si le vocabulaire technique (bury, vasque, goujon, actif, néop, … toussa toussa), les expressions à la mords-moi le nœud, les casse-cades de conneries et les surnoms en pagaille peuvent décontenancer aux premiers abords, on s’y fait vite et c’est un plaisir que de découvrir ce nouveau dialecte. Les surnoms, parlons-en! Quand on a affaire à huit hommes de la montagne (ou de la casse-cade, comme il vous plaira), on ne s’attend pas vraiment à ce qu’ils s’interpellent par une foule de gentils surnoms. Le poil est dru et la voix grave mais on sent une telle tendresse dans le ton que c’en est déroutant.

                        Je me suis donc retrouvée plongée dans ce monde de franche camaraderie, d’enthousiasme et de passion. Passion pour le canyoning, pour le bon temps et pour le partage. C’est en les accompagnant au départ d’une de leurs descentes que j’ai enfin compris à qui j’avais affaire : une bande d’enfants, d’enfants courageux, d’enfants compétents, d’enfants pétillants, d’enfants dont le terrain de jeu est un canyon où personne n’a jamais mis les pieds auparavant.

             Merci aux ‘ anciens’ (pas si anciens) pour leur bienveillance, aux ‘jeunes’ (pas si jeunes) pour leurs brimades bien placées, et merci à un oiseau de passage en particulier pour cette douce semaine.La fine équipe au départ du canyon


2 commentaires sur “De sardines et d’eau fraîche

  • Thomas Braccini

    Haou… merci à la mascotte pour ce joli petit résumé de comment tu as vécu les choses en notre compagnie, ce fut également un plaisir de te rencontrer… super esprit de venir dans la Sibéria Valley où notre lieu de bivouac était idyllique !
    J’espère que nos 4 compères se régalent bien… ce qui est le cas apparemment ! Pour la prune de 450 dol, mais que fait le trésorier…
    Au plaisir de vous revoir… bonne continuation

  • Tot

    Haou… merci la Mascotte pour ce joli petit résumé de comment t’as vécu ton séjour en notre compagnie (ça fait chaud au cœur), c’était bien sympa de te rencontrer ! Aussi très courageux d’être venue avec nous sur la Sibéria Valley…
    Sinon, j’espère que le reste de l’équipe en profite un max… en même temps je m’en fais pas pour vous ! Sur la photo, le chapeau du pas très grand à droite me dit quelque chose…
    Pour la manche de 450 dol mais que fait le trésorier…
    Portez vous bien…

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