Transfert : Hornopirene-Chaiten-la Junta


Une première équipe repérage (Henry, Marine, Pauline, Mathias et Claude) est partie tôt le vendredi 19 janvier d’Hornopiren pour le premier bac (et oui la piste s’ arrête il faut prendre le bateau). Il reste quelques canyons dans le secteur mais le but de notre séjour est de poursuivre vers le Sud. Nous espérons trouver de nouveaux canyons sur le secteur de Chaiten. Mais la mauvaise nouvelle tombe le soir même par texto : peu de canyon, négociation d’accès dans le parc du secteur difficile, hébergement très cher sur la zone…
Le reste de l’équipe en apprenant la nouvelle se résigne et nous décidons avec un peu d’amertume de remonter vers le Nord… Tout ça a une drôle d’odeur de retour en arrière.
Nous nous jetons dans les bras de Morphée, pour mémoire on sort d’une brave journée Rio Blanco et raft.
La nuit portant conseil Bruno et Redj se lèvent avec une brillante idée : on lâche rien pas de demi tour on rejoint les copains et on va plus au sud. Branle bas de combat nous avons 1h30 pour plier le camp et prendre le premier bac en espérant avoir une place, certains sont encore au lit, normal c’était prévu repos !

1h30 plus tard nous embarquons sans marge, 1 minute avant de larguer les amarres, OUF.
5h plus tard débarquement sans encombre, 1h de piste et c’est les retrouvailles. Et là mauvaise nouvelle : on a des tickets pour le bac dans 3 jours avant tout est complet. Rrrrrrr. On lâche toujours pas il est 17h15, on gare les 3 véhicules en tête de la file des outsiders (les sans tickets qui embarqueront en dernier seulement s’il reste de la place) pour le bac de 23h. … Vous pensez bien l’attente fut longue 22h il reste 13 places, 22h15 10 places, 22h30 7 placés : le chef nous appelle.

C’est gagné enfin presque on est à bord donc on fera la traversée vers Raul Marin Balmaceda mais la cabine est pleine : tant pis toujours réglés en mode on lâche rien on dormira sur le pont.
Nous serons largement récompensés de notre persévérance, après une nuit quelque peu mouvementée le soleil s’est levé sur le volcan, c’était déjà magique. Et là cerise sur le gâteau un phoque pointe le bout de son nez, quelques minutes plus tard il est remplacé par une escorte de dauphins. Merci Dame Nature !